14 août 2016

Prise en charge Diabète

Lors de l’évaluation initiale: histoire pharmacothérapeutique, vérifier l’expérience de ce dernier avec le diabète (depuis combien de temps est-il diabétique? connaît-il sa maladie et ses cibles glycémiques? etc.), si les cibles glycémiques sont atteintes et si la protection cardiovasculaire et les habitudes de vie sont optimales. 
Volet du suiviÉléments à vérifier
Cibles glycémiques
  • Glycémies préprandiales
  • Glycémies postprandiales
  • Hémoglobine glyquée
Protection cardiovasculaire
  • Tension artérielle
  • Pharmacothérapie antihypertensive
  • Bilan lipidique
  • Besoin d’une statine
  • Besoin d’AAS
Habitudes de vie
  • Alimentation
  • Exercice
  • Poids
  • Tabagisme
L’autosurveillance glycémique, notamment la nécessité d’utiliser un moniteur de glycémie, la façon de l’utiliser et d’interpréter les résultats. Enseigner aux patients comment détecter et gérer une hypoglycémie. S’assurer également que le statut vaccinal du patient est à jour.
Pour suivre un patient diabétique, les analyses de laboratoire suivantes: glycémie plasmatique à jeun, hémoglobine glyquée, bilan lipidique et clairance à la créatinine.

Rencontres de suivi

Lors d’une rencontre de suivi, il regarde si le patient a été capable de mettre en place les changements inscrits dans son plan d’action, s’il a atteint ses cibles glycémiques et sa satisfaction générale.
Il vérifie aussi s’il présente certaines lacunes, par exemple en ce qui a trait à l’autosurveillance de la glycémie, aux techniques d’injection d’insuline ou à la gestion des épisodes d’hypoglycémie. Il refait de l’enseignement au besoin.
Il peut aussi renseigner le patient sur les soins des pieds, et un proche aidant sur l’utilisation d’une trousse de glucagon si elle est requise pour traiter une hypoglycémie.


Tiré de Profession Santé

13 août 2016

Petits rappels sur l'hypoglycémie

Sécrétagogues de l’insuline

SulfonyluréesMéglitinides
  • chlorpropamide
  • gliclazide (Diamicron, Diamicron MR, génériques)
  • glimépiride (Amaryl)
  • glyburide (Diabeta, génériques)
  • tolbutamide
  • natéglinide (Starlix)
  • répaglinide (GlucoNorm, génériques)

Avec les insulines basales de première génération (Humulin N, Novolin ge NPH), des patients pourraient présenter des hypoglycémies nocturnes. Une hyperglycémie au lever, le matin, peut être un signe d’hypoglycémie nocturne, d’où l’importance que les patients ayant une insuline basale au coucher, surtout pour les insulines intermédiaires, vérifient leur glycémie à 3 heures du matin pour vérifier s’ils ont fait une hypoglycémie nocturne.

D’autres causes d’hypoglycémie:
  • un patient qui ne mange pas à des heures fixes, en particulier ceux qui utilisent des médicaments de première génération (glyburide, Humulin R, Novolin ge Toronto);
  • un patient qui mange une quantité moindre de nourriture à un repas ou qui omet un repas;

  • un patient qui pratique une activité physique prévue sans avoir pensé à réduire sa dose d’insuline;

  • un patient qui s’injecte une dose d’insuline dans le membre qui sera sollicité durant l’activité physique;

  • un patient qui s’est injecté par erreur une dose plus élevée d’insuline que celle prescrite;

  • un patient qui s’est injecté de l’insuline rapide au coucher, parce qu’il a placé par erreur ce type d’insuline dans son auto-injecteur au lieu d’une insuline basale;
  • un patient prenant des corticostéroïdes dont la dose est réduite sans un ajustement de la dose d’insuline ou des hypoglycémiants oraux;

  • la prise d’alcool à jeun avec les insulines et les sécrétagogues.

On peut parler d’une hypoglycémie chez un patient lorsque sa glycémie est inférieure à 4 mmol/L et qu’il présente des symptômes d’hypoglycémie.
Les symptômes d’une hypoglycémie sont variables d’un patient à un autre. Ils dépendent de sa glycémie. Normalement, un patient peut présenter des tremblements, des palpitations, des sueurs froides, avoir faim, des nausées, une sensation de mal intérieur (anxiété). Plus les glycémies seront à la baisse, plus le patient peut avoir mal à la tête, des modifications de la vision ou des difficultés de concentration, de la faiblesse, de la somnolence, de la fatigue.
Les symptômes se présentent différemment chez un patient nouvellement diagnostiqué diabétique par rapport à celui dont le diagnostic est établi de longue date. Les symptômes sont variables dans le temps. Au début, ce sont davantage des symptômes autonomes neurogènes (tremblements, palpitations, sueurs, anxiété) que le patient présente et qui au fil des années s’estomperont pour faire place davantage à des symptômes neuroglycopéniques comme des difficultés de concentration, de la confusion, des céphalées.

Prise en charge d’une hypoglycémie

Dès que le patient ressent des symptômes d’hypoglycémie, il doit prendre sa glycémie pour confirmer qu’il est en présence d’une hypoglycémie.
Si sa glycémie se situe entre 3 mmol/L et moins de 4 mmol/L, le patient doit prendre 15 g de glucose: soit des comprimés de glucose, du liquide (3/4 de tasse de boisson gazeuse régulière ou de jus de fruits) ou d’aliments (15 ml de miel ou de sirop d’érable). Pour une glycémie inférieure à 3 mmol/L, la dose recommandée de glucides est de 20 g.
Quinze minutes après l’ingestion de la dose de glucose, le patient doit reprendre sa glycémie pour vérifier si elle est supérieure à 4 mmol/L. Si ce n’est pas le cas, il devra reprendre un autre 15 g de glucide.
Une fois que la glycémie est corrigée, soit supérieure à 4 mmol/L, le patient doit prévenir la réapparition d’une hypoglycémie. Par conséquent, s’il ne prévoit pas manger dans l’heure suivant le retour à la normale de sa glycémie, il devra prendre une collation contenant 15 g de glucides et une source de protéine.
En cas de perte de conscience, du glucagon doit lui être administré. Le patient risquerait de s’étouffer avec la prise de glucose. 
Un patient ne devrait jamais se coucher sans avoir corrigé une hypoglycémie. En plus d’une collation (glucides et protéines), il devrait revérifier sa glycémie à 3 heures du matin.
http://guidelines.diabetes.ca/ressourcesfrancaises

Tiré de Profession Santé

16 juillet 2016

Les ingrédients de la crème solaire

Ingrédients à rechercher
Parsol 1789 ou avobenzone avec Mexoryl (SX et XL) ou octocrylène
Tinosorb (ou bemotrizinol)
Oxyde de zinc
Dioxyde de titane (innocuité incertaine)
Ingrédients à éviter
Oxybenzone (BP-3 ou BZ-3)
Benzophénones (BP-1, BP-2, BP-3 ou BZ-3, Escalol 567, Uvinul M40, Uvasorb Met)
Octyl-méthoxycinnamate (OMC)
4-méthylbenzylidène camphre (4-MBC)
3-benzylidène camphre (3-BC)
PABA (la majorité des produits solaires n’en contiennent plus)

Tiré de Passeport Santé
http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Dossiers/ArticleComplementaire.aspx?doc=protection_solaire_toxicite_do

Ingrédients à privilégier : 
  • Parsol 1789 ou avobenzone avec Mexoryl (SX et XL) ou octocrylène
  • Tinosorb (ou bemotrizinol)
  • Oxyde de zinc
  • Dioxyde de titane 
  • À privilégier également : porter un chapeau et des lunettes lors d’exposition entre 10 et 14 h. N’oubliez pas d’appliquer de la crème solaire régulièrement, et de 15 à 30 minutes avant de s’exposer. Il faut également réappliquer de la crème solaire après la baignade ou une activité intense.
  • Pour les bébés de plus de six mois et les enfants une protection minéral (Oxyde de zinc ou dioxyde de titane) 
Ingrédients à éviter : 
  • Oxybenzone 
  • Retinyl palmitate 
  • Benzophénones 
  • Octyl-méthoxycinnamate (OMC)
  • Méthylbenzylidène camphre (4-MBC)
  • Benzylidène camphre (3-BC)
  • PABA (acide para-amonibenzoïque)
  • Produits parfumés
  • Les écrans solaires en aérosol (on est plus susceptible de respirer des produits chimiques qui pénètrent profondément dans les poumons)
  • Un SPF supérieur à 50 

Tiré du site de Météomédia
https://www.meteomedia.com/nouvelles/articles/creme-solaire-les-pires-ingredients-a-eviter/51752

Stratégies pour une bonne nuit de sommeil

Stratégies pour une bonne nuit de sommeil

Qu'est-ce que l'insomnie?L'insomnie est un problème courant. Les personnes insomniaques éprouvent une difficulté à s'endormir ou à rester endormies. Un manque de sommeil chez ces personnes peut provoquer une somnolence pendant la journée. L'insomnie peut être de courte ou de longue durée. L'insomnie peut affecter le travail, la scolarité, la vie sociale et la santé. Les affections qui peuvent provoquer ou aggraver l'insomnie sont la dépression, l'anxiété, les allergies et la douleur. L'insomnie peut également survenir à cause de mauvaises habitudes de sommeil.

Comment traiter l'insomnie?
Les adultes insomniaques peuvent utiliser des médicaments sur ou sans ordonnance pour lutter contre l'insomnie. Cependant, les médicaments sans ordonnance utilisés pour le sommeil (diphenhydramine [Benadryl]) peuvent aggraver l'insomnie chez les enfants. Il vaut mieux examiner la cause de l'insomnie avant d'amorcer un traitement médicamenteux. Une bonne façon de commencer est de noter dans un agenda les habitudes de sommeil pendant une à deux semaines. Le fait de noter par exemple la durée de sommeil, l'apport en caféine et en alcool peut fournir de précieux indices. Modifier ces comportements pourrait suffire à mieux dormir. En maintenant de bonnes habitudes de sommeil (hygiène de sommeil), il est possible de ne pas prendre de médicaments. Chez les enfants, maintenir des horaires réguliers de sommeil et un rituel apaisant à l'heure du coucher peut aider à lutter contre l'insomnie.


BONNES HABITUDES DE SOMMEIL
  • Maintenez des horaires de sommeil réguliers — même les fins de semaine.
  • Pratiquez régulièrement des exercices — évitez les exercices tard le soir.
  • Allez au lit uniquement lorsque vous vous sentez somnolent.
  • Oubliez les problèmes au moment d'aller au lit.
  • Faites une activité relaxante et agréable avant d'aller vous coucher.
  • Créez une ambiance calme et confortable dans votre chambre.
  • Évitez les repas copieux avant d'aller au lit.
  • Réservez la chambre au sommeil et à l'activité sexuelle. 
  • Si vous ne dormez pas dans les 15 à 20 minutes, levez-vous et allez dans une autre pièce. Retournez vous coucher seulement lorsque vous vous sentez somnolent.
  • Placez le réveil hors de la vue.
  • Évitez de faire la sieste la journée. Si vous devez faire une sieste, limitez sa durée à 30 minutes et préférez en début d'après-midi.
  • Évitez l'alcool, la nicotine et la caféine.
  • Évitez l'utilisation fréquente de sédatifs.
  • Prévoir des activités à l'extérieur tous les jours à la même heure.
  • Demandez à votre pharmacien d'examiner vos médicaments au cas où certains vous empêcheraient de dormir.
  • Évitez les lumières trop fortes émanant notamment de la télévision, de l'ordinateur, des jeux vidéo avant d'aller vous coucher.
Adapté de Jermain DM. Sleep disordersPSAP. 1995:139-154.

Que faire lorsque les bonnes habitudes de sommeil ne fonctionnent pas?
Si vous ou votre enfant n'arrivez pas à dormir une nuit complète, et ce, même en ayant de bonnes habitudes de sommeil, discutez-en avec votre pharmacien ou un autre professionnel de la santé. Il saura déterminer la cause de votre insomnie. Un médicament pourrait être nécessaire. Même si un médicament est utilisé pour vaincre l'insomnie, il faut toujours maintenir de bonnes habitudes de sommeil.


Tiré du Pharmacist's letter, mars 2012

15 juillet 2016

Allergie à la pénicilline

Up to 90% of patients who say they're allergic to penicillin really aren't. They confuse with side effects. But even many patients who are allergic can take a cephalosporin. Only 2% with a positive skin test react to a cephalo and this drops to 0.1% if the initial reaction was mild.
Nonsevere allergy. Feel comfortable recommending a cephalo if the reaction was just a minor, non-itchy rash especially if it occured over 10 years ago.
Suggest cefuroxime for otitis or sinusitis.
Recommend cephalexin for strep.
Avoid cefprozil or cefadroxil, because these have the same side chain.

Tiré de Pharmacist's Letter octobre 2013

"Urgence" hypertensive

Si pression au-dessus de 180/120:

AUCUN symptômes:
-pas de patho particulière: consulter d'ici quelques semaines
-si insuffisance cardiaque, angine ou maladie rénale: consulter d'ici quelques jours

Avec symptômes suivants URGENCE:
-douleur rétro-sternale
-souffle court
-confusion
-céphalée sévère AVEC changement de vision

Texte complémentaire juillet 2016
http://www.ems1.com/cardiac-care/articles/106579048-New-study-Hypertension-itself-is-not-an-emergency/

study published online in the Annals of Emergency Medicine suggests that high blood pressure itself, unless paired with traditional symptoms of stroke, renal failure or heart failure were unlikely to warrant visits to the ER.

Patients should be aware that unless their high blood pressure coincides with symptoms of a medical emergency, such as chest pain, severe headache, nausea or shortness of breath, they probably do not need to visit the ER.

Tiré du Pharmacist's Letter. Avril 2014

04 juin 2016

Petit rappel Insuffisance cardiaque

Fraction d'éjection normale: entre 50 et 70.
Insuffisance cardiaque: sous 40.

Niveau 1: 30 minutes d'entrainement ok
Niveau 2: légères limitations
Niveau 3: limitations marquées
Niveau 4: limitations sévères AVQ

Mise au point au sujet de l'antibiothérapie prophylactique chez les patients ayant subi une arthroplastie totale du genou ou de la hanche et devant subir des interventions dentaires

Fiche de l'Ordre des Dentistes du Québec

http://www.odq.qc.ca/portals/5/fichiers_publication/politiques/odq_antibiotherapie_fb.pdf

Ampoule de lait et Lécithine

Tiré du site de la Ligue de la Leche

La lécithine est un supplément alimentaire qui semble aider certaines mères à prévenir les canaux lactifères bloqués. Elle peut agir ainsi en diminuant la viscosité du lait, en augmentant le pourcentage d’acides gras polyinsaturés dans le lait. Elle est sécuritaire, peu coûteuse, et semble fonctionner dans certains cas. La dose est 1200 mg, quatre fois par jour. Il n’y a pas d’autre traitement préventif contre les canaux bloqués que la lécithine. 

28 janvier 2016

L'impact de l'alcool sur la glycémie

Doit-on bannir complètement l'usage de l'alcool chez le patient diabétique? Cette question est pertinente lorsqu'on considère que l'ingestion d'alcool peut produire des hyperglycémies et des hypoglycémies, masquer les symptômes d'hypoglycémie et augmenter les corps cétoniques. Également, l'alcool contient des calories et peut donc amener un gain de poids.

Cependant, les recommandations quant à la consommation d'alcool sont les mêmes que pour la population générale soit un maximum de 2 consommations par jour et de 10 par semaine pour les femmes et de 3 consommations par jour et de 15 par semaine pour les hommes. 

Une consommation modérée d'alcool a même été associée à certains bénéfices. En effet, elle diminuerait le risque de maladie coronarienne chez le diabète de type 2. La consommation modérée de vin rouge pendant 12 mois diminuerait le stress oxydatif et l'inflammation associés à l'infarctus du myocarde. Chez les personnes atteintes d'une pathologie rénale, elle permet aussi de protéger les reins. De plus, une consommation faible ou modérée diminue l'hémoglobine glyquée.

Par contre, une consommation élevée et fréquente augmente la tension artérielle et le taux de triglycérides sanguins chez les patients atteints de diabète de type 2. L'acuité visuelle diminue plus la consommation augmente, sans que la rétinopathie ne s'aggrave.

Comment l'alcool peut-il causer à la fois une hyperglycémie et une hypoglycémie ? En fait, l'alcool ne cause habituellement ni d'hypoglycémie ni d'hyperglycémie si elle est consommée avec un repas. Les boissons alcoolisées peuvent cependant contenir une quantité impressionnante de glucose ce qui peut causer une hyperglycémie momentanée.
Toutefois, chez les diabétiques de type 1 et les diabétiques de type 2 traités avec des sulphonylurées, des méglitinides ou de l'insuline, une consommation modérée d'alcool au souper ou 2 à 3 heures après le souper peut produire une hypoglycémie le lendemain matin ou même jusqu'à 24 heures après la prise. Aussi, l'activité physique peut augmenter le risque d'hypoglycémie.

Une hypoglycémie sous consommation d'alcool chez une personne non diabétique est peu fréquente, mais peut être anticipée chez un individu avec un problème d'usage abusif ayant également un faible statut nutritionnel ou une dysfonction hépatique sévère.

Bref, l'alcool peut être incorporé au plan de repas du diabétique de type 1 et 2 seulement si leur glycémie et leur taux de lipides sont bien contrôlés et qu'il n'ont pas d'autres contre-indications à la prise d'alcool (ex. maladie hépatique sévère, grossesse,etc.). Les individus qui sont traités
à l'aide de sulfonylurées, d'insuline ou de méglitinides devraient consommer de la nourriture lorsqu'ils consomment de l'alcool afin de diminuer le risque d'hypoglycémie retard.


Références :

Comité d'experts des lignes directrices de pratique clinique de l'Association canadienne du diabète. Canadian Journal of Diabete. p.74. Octobre 2013
Hopkins, Maryann. E-CPS. Prise en charge du diabète. Pharmacothérapie. Alcool. Consulté le 12-01-2016 [web] https://www-e-therapeutics-ca.acces.bibl.ulaval.ca/search?lang=fr
Steiner, Crowell et LAng, Impact of alcohol on glycemic control and insulin action. Consulté le 12-01-2016 [Web] http://www.ncbi.nlm.nih.gov.acces.bibl.ulaval.ca/pmc/articles/PMC4693236/

Rédigé par Camille Tremblay-Payeur, étudiante en pharmacie

28 octobre 2015

Les Verrues Génitales

La maladie
Autres nominations
Condylomes acuminés

Description
Verrues situées sur la peau ou les muqueuses de la région génitale. Se propagent généralement par contact direct peau à peau lors de relations sexuelles.

Symptômes
Les verrues :
     - Couleur de la peau
     - Tendre au toucher
     - On associe leur apparence à de minuscules chou-fleurs
     - Plates et de petite tailles
     - Touchent surtout les tissus fragiles et humides

Emplacement chez la femme : Extérieur et intérieur du vagin, col de l'utérus et autour de l'anus.
Emplacement chez l'homme : Bout ou corps du pénis, scrotum ou autour de l'anus.

Rarement, les verrues génitales peuvent être localisées dans la bouche ou la gorge d'une personne ayant eu des rapports sexuels oraux avec une personne infectée.

Délai d'apparition : 1 à 6 mois après l'exposition (en moyenne). Peut aller jusqu'à des années.

Causes
Causées par certains types de virus du papillome humain (VPH), qui est l'une des ITS les plus fréquentes. Il en existe plus d'une centaine, mais la plupart d'entre eux sont sans danger. Certains types causent les verrues communes des mains et des pieds. Certains types sont responsables des verrues génitales, dont les types 6 et 11. Ceux-ci sont cependant rarement associés au développement du cancer du col de l'utérus et d'autres cancers génitaux, comme peuvent l'être certains types de VPH.

La plupart des personnes porteuses ne développeront jamais de verrues génitales. Les partenaires auxquels elles transmettront le virus quant à elles pourraient développer des verrues.

Traitement
Il n’existe pas de traitement pour guérir la maladie. Il est seulement possible d’éliminer les verrues, sans que cela empêche pour autant les récidives. Après tout traitement, il est possible qu’il y ait des récurrences, surtout chez les fumeurs.

La destruction des verrues permet de réduire les risques de transmission. Cependant, avec le temps, bien des gens constatent la disparition du virus et donc des verrues génitales.

Traitements en officine
- Crème d’imiquimod (Aldara) : Sans danger, efficace et facile d’emploi. Elle favorise la réponse immunitaire.
- Crème/gel de podofilox (Condyline) : Arrête la croissance cellulaire des verrues.

Traitements par le médecin 
- Application d’acide trichloracétique ou dichloracétique : Résultat remarqué dès la première ou la deuxième application.
- Cryothérapie : Azote liquide pour geler les verrues.
- Électrocoagulation : Courant électrique pour brûler les verrues.
- Traitement au laser : Destruction des verrues.

Personnes à risques de contracter le VPH
- Les gens ayant de nombreux partenaires sexuels, un partenaire sexuel porteur de l’infection ou un partenaire qui a lui-même plusieurs autres partenaires.
- Les personnes dont le système immunitaire est affaibli.

Vaccin
Il existe des vaccins contre certains types de VPH qui peuvent causer les condylomes génitaux ou les cancer du col de l’utérus, de la vulve ou du vagin. Ces vaccins, le Gardasil ou le Cervarix, peuvent prévenir une infection au VPH, mais ne la guérissent pas. Il est donc recommandé de se faire vacciner avant le début de l’activité sexuelle. Le groupe cible est constitué des femmes âgées de 9 à 26 ans.


La Condyline

Produit
Solution topique de podofilox 0,5%. 
Antimitotique topique pour autotraitement.

Indication
Traitement topique des verrues génitales externes (Condylomes acuminés) confinées aux régions du pénis et de la vulve.

L’efficacité pour le traitement des verrues situées dans la région périanale ou dans une muqueuse n’a pas été établie.

Mécanisme d’action
Ce produit exercerait son action antimitotique en se liant à la tubuline. L’effet antimitotique entraînerait la nécrose de la verrue. Le podofilox entrave aussi le transport des nucléosides, ce qui peut contribuer à son mode d’action.

Même si le mode d’action exact n’est pas élucidé, suite au traitement avec de la condyline sur les verrues génitales, on observe une nécrose des tissus visibles.

Mode d’emploi
Appliquer deux fois par jour, le matin et le soir (toutes les 12 heures) pendant trois jours consécutifs, suivi de quatre jours sans traitement. 

L’emploi deux fois par jour pendant trois jours constitue un cycle de traitement. Les cycles de traitement doivent être répétés quatre à 6 fois au maximum, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de tissu verruqueux visible.

Si le tissu verruqueux n’est pas complètement disparu après quatre cycles de traitement, il faut envisager un autre traitement/médicament.

Avant l’application du médicament, la région à traiter doit être délicatement lavée avec de l’eau et du savon, puis asséchée par tapotement. Si l’on traite une verrue recouverte par le prépuce, il faut prendre soin de laisser sécher la solution avant de laisser le prépuce reprendre sa position normale.  Il faut appliquer un agent protecteur, tel que de la gelée de pétrole, sur la peau saine qui entoure la verrue.
Des cotons-tige sont fournis avec le médicament. Il faut mettre l’applicateur humecté de solution en contact avec la verrue à traiter en utilisant la quantité minimale de solution nécessaire pour couvrir la lésion. 

Après chaque traitement, l’applicateur ayant été utilisé doit être jeté de manière appropriée et sécuritaire dans une poubelle, hors de la portée des enfants, et le patient doit ensuite se laver les mains. Il est recommandé de ne pas laver la région après l’application.


Effets indésirables
Inflammation – 67 %
Brûlure – 64 %
Érosion – 67 %
Douleur – 50 %

Du tylenol/codéine peut aider à soulager la douleur occasionnée par le traitement.
S'il y a une irritation importante, des corticostéroïdes topiques peuvent apporter un soulagement.


Contre-indication
Ne doit pas être utilisé chez les diabétiques ou les personnes qui ont une mauvaise circulation sanguine.

Populations
Pédiatrie : Innocuité non établie
Gériatrie : Idem à l'adulte
Grossesse : L'exposition chez l'humain au produit, à un agent de la même classe ou à un médicament qui présente le même mécanisme d'action a été associée à de la toxicité foetale significative. Les données animales, lorsque disponibles, confirment ce risque. Cet agent de devrait pas être utilisé durant la grossesse. 
Allaitement : Il serait avisé de limiter le dosage et d'attendre 4 heures après l'application avant d'allaiter. Surveiller l'enfant pour des signes de détresse gastro-intestinale. Dans la mesure du possible, éviter d'utiliser ce produit en allaitement. 

Interactions
Aucune interaction cliniquement significative n'est signalée, excepté en ce qui concerne l'alcool.

Conservation
Température ambiante.

Précautions
Il faut éviter d’appliquer le produit en grande quantité, soit à raison de plus de 0,25 mL par application ou de 0,5 mL par jour. Pour cela, il est préférable de limiter la zone de traitement à moins de 10 cm2.

Les verrues génitales pouvant être contagieuses, il faut dire à la personne atteinte qu’elle doit s’abstenir d’avoir des rapports sexuels. Si cela n’est pas possible, le couple doit utiliser un condom en latex jusqu’à ce que celui des deux partenaires qui est traité contre des verrues génitales soit jugé guéri par son médecin.

Si le produit vient accidentellement en contact avec la peau saine, il faut l’essuyer sans tarder et laver la peau exposée vigoureusement avec de l’eau tiède savonneuse, puis la rincer abondamment. 

Il ne faut pas utiliser ce produit si la verrue ou les tissus qui l’entourent sont enflammés ou irrités.

Toute consommation d’alcool est à éviter plusieurs heures après le traitement. Celui-ci peut augmenter la résorption du produit et entraîner des effets toxiques. Selon la compagnie, étant donné qu'il s'agit d'un produit qu'ils ont obtenus d'une autre compagnie, il n'y a pas beaucoup de documentation sur le sujet. La seule information disponible est que cela pourrait être relié à l'absorption systémique du produit.

Ne traiter que les verrues désignées par le médecin. Ne pas employer sur les grains de beauté.

Éviter tout contact du produit avec les yeux, la langue ou les muqueuses de la région génitale (y compris le vagin, le col de l’utérus, l’anus ou la zone qui l’entoure).

Éviter le contact avec les vêtements jusqu’à ce que la solution ait séché.

Ne pas laver la région traitée immédiatement après l'application



Références

Monographie du produit (Sanofi) : http://products.sanofi.ca/en/condyline.pdf

RxVigilance : Monographie Condyline et Info-Patient Verrues génitales

Dynamed : Podofilox

Rédigé par Meggan Bergeron, étudiante en pharmacie








25 septembre 2015

Céphalée Rebond

Céphalée de surconsommation médicamenteuse (anciennement céphalée rebond)

Définition
• Présence d’une céphalée > 15 jours/mois
• Consommation régulière d’un rx. > 3 mois
• Apparition d’une céphalée ou augmentation de celle-ci suite à la surconsommation du rx.
• Disparition de la céphalée à l’arrêt de la médication

Clientèle à risque
• Femmes entre 30 et 40 ans
• Traits dépressifs
• TGI souvent présents
• Atcds de migraines ou céphalées tensionnelles épisodiques

Caractéristiques
• Souvent en fin de nuit ou tôt le matin
• Unilatérale avec les triptans, bilatérale avec les autres rx.
• Douleur de type pression ou serrement
• Intensité légère à modérée
• Rarement No/Vo ou sonophobie ou photophobie

Agents surconsommés
• Caféine
• Analgésiques simples ou avec codéine
• Butalbital simple ou avec codéine
• Dérivés de l’ergot
• Triptans
• AINS
• Opiacés

Traitement
• Établir le diagnostic
• Éducation du patient
• Soutien du patient
• Évaluer tx. non-pharmacologiques
• Sevrage du rx. en cause

Sevrage
• Sevrage lent patient ambulatoire ou hospitalier (CSM causée par codéine, barbituriques, ergot, échec de sevrage en externe)
• Sevrage rapide patient ambulatoire (AINS, analgésiques simples) *Instaurer agent en prophylaxie*

Évolution clinique du sevrage
• Réapparition de la céphalée
• Période la plus difficile dans les 14 premiers jours (ad 30 jours) + courte avec les triptans + longue avec le butalbital

Rôle du pharmacien
• Identifier clairement le nombre de comprimés permis en début de traitement (par jour, par semaine, par mois)
• Enseignement et participation du patient

AINS
Arrêt rapide

Triptans
Arrêt rapide

Opiacés
Nécessite hospitalisation la plupart du temps
Diminution graduelle nécessaire
Corticostéroïdes +/- clonidine

Barbituriques
Sevrage en milieu hospitalier fonction de la dose
Diminution graduelle nécessaire
Phénobarbital

Ergot
Hospitalisation nécessaire
AINS longue durée d’action, DHE, Clonidine

Ergotamine
• > 10 jrs/mois
• 2 mg/jr PO ou 1 mg/jr IR

Triptans
• >10 jrs/mois
• > 6 cos/semaine ou 12 cos/mois

Analgésiques
• >15 jrs/mois
• > 50 gr/mois ou ~ 100 cos

Opiacés • >10 jrs/mois



Tiré notes de cours PHARM-D, par Sandra Bélanger

20 septembre 2015

Rappel entente RAMQ opinions

http://www.ramq.gouv.qc.ca/sitecollectiondocuments/professionnels/manuels/260-pharmaciens/entente-aqpp-msss.pdf

Règle 10 (page 17 du document)

19 septembre 2015

Interaction Xarelto et Amiodarone

Interaction via inhibition de la glycoprotéine-P, l'amiodarone augmente l'absorption du Xarelto qui est un substrat.

Suggestion selon Vigilance: surveiller étroitement les saignements.

Sur Micromedex:

The concomitant use of amiodarone, a CYP3A4 and P-glycoprotein inhibitor, and rivaroxaban may cause increased rivaroxaban plasma concentrations and increase the risk of bleeding especially in renally impaired patients. Although no formal drug-interaction studies have been done with amiodarone, in drug-interaction studies of the coadministration of erythromycin, a moderate CYP3A4 and P-glycoprotein inhibitor, and rivaroxaban resulted in a 30% increase in rivaroxaban AUC and Cmax. In the ROCKET AF trial, the concomitant use of rivaroxaban and combined P-glycoprotein and weak or moderate CYP3A4 inhibitors did not result in increased bleeding in patients with CrCl between 30 to less than 50 mL/min (Hazard Ratio 1.05; 95% CI, 0.77 to 1.42). Therefore the concomitant use of rivaroxaban and amiodarone should be used with caution in patients with CrCl between 15 and 50 mL/min and only if the potential benefit outweighs the potential risk.

Donc, attention principalement si clairance entre 15 et 50ml/min.  

16 septembre 2015

Symptômes d'alarme prise en charge brûlures d'estomac

Tiré de la brochure de la compagnie Pendopharm qui vend Olex

Symptômes alarmants (diriger vers le md)

-Difficulté à avaler des aliments ou des liquides (sensation que les aliments collent aux parois de la gorge ou qu'ils restent pris)
-Douleur causée par l'ingestion d'aliments ou de liquides
-Perte de poids inexpliquée
-Vomissements de sang ou selles noires ou goudronneuses
-Douleurs thoraciques, douleurs aux épaules accompagnées d'essoufflement, de sueurs, de douleur se propageant aux bras, au cou ou aux épaules, ou d’étourdissements
-Respiration sifflante fréquente, particulièrement si elle accompagne les brûlures d'estomac
-Maux de ventre
-Suffocation
-Douleur intense
-Perte d'appétit
-Vomissements
-Anémie
-Brûlures d'estomac accompagnées de vertiges, de sueurs ou d'étourdissements
-Brûlures d'estomac qui se poursuivent ou s'aggravent

08 septembre 2015

Comment prévenir l'apparition d'une prochaine pierre au rein?

Tiré du Canadian Pharmacist's Letter


Prevention of Recurrent Kidney Stones
 
Up to 50% of patients with a symptomatic kidney stone will have another episode within five years. Eighty percent of stones are comprised of calcium oxalate and/or calcium phosphate.  Risk factors for kidney stones include obesity, diabetes, hypertension, and gout. Treatment options include dietary changes and pharmacotherapy. 


Intervention (stone type)Comments
Dietary Interventions
Increase fluid intake
(any stone type)

Drink 3 L of fluid throughout the day, or enough to produce at least 2 to 2.5 L of urine daily.
Patients with cystine stones may need to drink 4 L of fluid daily to adequately dilute urinary cystine.
Increase fluid intake when needed to replace fluid loss through sweat.
The majority of fluid intake should be water.
Also consider sugar-free real lemonade, a natural citrate source (see potassium citrate, below). (Epidemiologic data suggest sugar may increase stone risk.)
Limit colas, especially sugar-sweetened

(any stone type) 
Citric acid sodas (e.g., sugar-free lemon-lime sodas as opposed to phosphoric acid-containing colas) are probably okay to consume.
Ensure 1000 to 1200 mg of calcium intake daily from food/supplements

(calcium stones)
Calcium binds dietary oxalate. Consume calcium with meals.

Limit oxalate-rich foods
(calcium oxalate stones)
Many oxalate-containing foods are healthy foods (e.g., spinach, nuts), so moderation, or eating oxalate-containing foods at the same time as calcium-containing foods (so calcium can bind oxalate in the gut), rather than complete avoidance, may be the best option.
Evidence of benefit is lacking for this intervention; recommendation is based on the association between high urinary oxalate levels and kidney stones.
Oxalate content of foods often varies from list-to-list due to differences in testing methods, soil content, and fruit/vegetable ripeness.
Avoid high-dose vitamin C supplements


(oxalate, uric acid, and cystine stones)
Vitamin C may cause urate, oxalate, or cystine stones. Hyperoxaluria, hyperuricosuria, hematuria, and crystalluria have occurred in people taking 1000 mg or more per day. In people with a history of oxalate kidney stones, supplemental vitamin C 1000 mg per day appears to increase stone risk by 40%.
Limit sodium to
2300 mg (100 mEq) daily
(calcium and cystine stones)
Lower dietary sodium is associated with lower urinary calcium and cystine excretion.
2300 mg of sodium is about one teaspoonful of table salt. Due to larger crystal size, kosher and sea salt may have less sodium per teaspoon (i.e., fewer crystals fit into the spoon).
Limit meat, cheese, and eggs
(calcium and uric acid stones)
Meats, cheese, and eggs make urine acidic.
Meat is a source of purines, which are converted to uric acid.
Limit animal protein

(cystine stones)
Animal protein is a source of cystine and its precursors.
Increase fruits and vegetables

(calcium, uric acid, and cystine stones)
Fruits and vegetables provide citrate and make urine more alkaline.
Pharmacotherapy: for patients with recurrent stones despite increased fluid intake
Potassium citrate (Urocit-K, generics [U.S.])
(calcium, uric acid, and cystine stones)
First-line for most patients, especially those with no identified risk factors. Well-tolerated.
Reduces urinary acidity (i.e., urinary alkalinizing agent) and provides citrate, which inhibits calcium stone formation. Good choice for patients with lower urine citrate levels.
Thiazide diuretic 

(calcium-containing stones)


Reduces urinary calcium. Good choice for patients with higher urine calcium levels.
Can combine with calcium citrate.
Daily doses studied include hydrochlorothiazide 50 mg, chlorthalidone 25 to 50 mg, and indapamide 2.5 mg. Lower doses may have fewer side effects, but no proof they work.
Allopurinol

(calcium oxalate stones in patients who are hyperuricosuric and/or hyperuricemic; uric acid stones in patients who fail urinary alkalinization)
Reduces uric acid in the urine.
Not first-line, even for uric acid stones. Most patients with uric acid stones have low urine pH, not hyperuricosuria, so using potassium citrate to raise urine pH is first-line.
200 to 300 mg once daily or divided

26 août 2015

Toujeo

Visite de la représentante de chez Impres Pharma.

À propos de TOUJEO (insuline glargine).

Va remplacer Lantus (vont continuer de produire tant qu'il restera des patients pas encore transférés au Toujeo).
300ui/ml vs 100ui/ml
Libération plus stable sur un peu plus de 24h.
Même prix.
Couvert assurances privées pour l'instant, pas RAMQ.
Disponible en stylos seulement (format de 3 ou 5).
Ratio 1:1 pour la conversion à partir de la Lantus.
Réduire la dose d'insuline basale quotidienne de 20% lors de conversion à la Toujeo.

19 août 2015

Allergies alimentaires et médicaments

Un de nos patients réagit fortement à toutes formes et quantités de maïs, même celles présentes dans les médicaments.
Voici le lien pour le site de l'Association Québécoise des Allergies Alimentaires. On y retrouve tous les noms cachés pour les principaux allergènes et on peut aussi imprimer un document pdf à remettre au patient.

http://allergies-alimentaires.org/fr/allergenes

Maïs

Synonymes ou produits à base de maïs

Amidon (de maïs), blé d'Espagne, blé d'Inde, blé de Turquie, dextrimaltoses, dextrines, dextrose, farine de maïs, farine masa harina, fécule de maïs, flocons de maïs, fructose commercial, germe de maïs, glucose commercial, gruau de maïs, hominy (gruau de maïs), huile de maïs, huile de germe de maïs, maïs soufflé, maïs concassé, maïzena, maltodextrines, polenta, semoule de maïs, sirop de maïs (la mention " sucre ajouté" désigne souvent du sirop de maïs), son de maïs, sorbitol, sucre de maïs.

Sources très probables de maïs

Acide lactique commercial, agent liant, amidon, amidon modifié, bière, bourbon, chicha, épaississant, gin, huile végétale, levures chimiques, liqueurs alcooliques, nachos, sauces, tacos, tamale, tortilla, vodka, whisky.

Sources possibles de maïs

Acide citrique, bacon, boissons gazeuses, céréales à déjeuner, café instantané, crèmes glacées, croustilles, fruits en conserve, gomme à mâcher, jambon cuit, margarines, pains, préparations lactées pour nourrissons, vinaigrettes commerciales, etc.
Ces aliments ou ingrédients ne contiennent pas nécessairement de maïs, mais il est souhaitable de le vérifier en lisant bien l'étiquette ou en contactant le manufacturier ou le cuisinier afin de s'en assurer. Ces sources possibles sont données pour vous aider à repérer les allergènes mais ne constituent pas une liste exhaustive. Il est important de bien lire les étiquettes et de s'informer pour chaque aliment consommé.

N. B.

Le maïs et ses dérivés sont souvent utilisés comme agents liants, épaississants, adhésifs ou gélifiants.

09 août 2015

à propos de Trintellix (vortioxétine)

Différent car module plusieurs récepteurs sérotoninergiques.
E2: principalement nausées en début de traitement.
Aurait moins de dysfonction sexuelle, aucun effet sur le poids ni sur le QT.
Attention 2D6!! Diminution de 50% de la dose en combinaison avec de puissants inhibiteurs.
Attention augmentation du risque de saignements.
Effet positif sur la cognition.
Pour l'instant, andidépresseur de 2e intention.


Tiré de SRIPO

27 juin 2015

Interaction Xarelto et Cardizem

Niveau 2 dans Vigilance. Recommandation: surveiller saignements.

Interaction non-documentée dans le guide de l'INESS.

https://www.inesss.qc.ca/fileadmin/doc/INESSS/Rapports/Medicaments/INESSS_outil_choix_anticoagulotherapie.pdf

Dans le guide du CHUS (Sherbrooke), janvier 2015, aucun ajustement requis pour les inhibiteurs modérés du CYP3A4.

http://www.chus.qc.ca/fileadmin/doc_chus/Professionnels/pharmacie/AD_2015_01_07_nouveaux_anticoagulants_oraux.pdf


22 juin 2015

À propos de Antistax (vigne rouge)

Site de la compagnie avec FAQ

http://www.antistax.ca/fr/comment_fonctionne_Antistax/feuille_de_vigne_rouge.html

Information sur le produit via Passeport Santé

http://www.passeportsante.net/fr/Solutions/PlantesSupplements/Fiche.aspx?doc=vigne_rouge_ps

http://www.passeportsante.net/fr/Actualites/Dossiers/DossierComplexe.aspx?doc=5-plantes-au-secours-des-problemes-feminins-jambes-lourdes-halte-a-la-vigne-rouge-

14 mai 2015

Oxybutynin pour les bouffées de chaleur

J'ai un patient qui présente des bouffées de chaleur importantes et pour qui le md a prescrit de l'oxybutynin. Aucune indication officielle ou non-officielle pour cette indication dans Vigilance.

Par contre, j'ai trouvé deux études dans Pub Med:

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/17204995

2007 May-Jun;

Oxybutynin for refractory hot flashes in cancer patients.

OBJECTIVE:
There is little information available on the treatment of hot flashes in patients refractory to pharmaceutical interventions. Anecdotal evidence led to the use of oxybutynin for the management of hot flashes in refractory cancer patients; therefore, we performed a retrospective chart review of such patients to determine the effect of oxybutynin in treating hot flashes and to observe the side effects of the drug in these patients.

DESIGN:

A prospective database of all patients treated for hot flashes was started in July 2004 and was retrospectively analyzed as of March 2006. Also included were individual charts preceding July 2004. Fifty-two patient charts were examined. Demographic information was obtained along with baseline severity and frequency of hot flashes, dose and duration of treatment with oxybutynin, patient response to oxybutynin, and side effects.

RESULTS:

More than 90% of patients analyzed were refractory to hot flash treatments before starting oxybutynin. Seventy percent of patients showed a partial or excellent response to oxybutynin. The duration of oxybutynin use ranged from 2 weeks to 5 years with more than half of patients currently on oxybutynin or taking oxybutynin for longer than 6 months. Of those patients who experienced an excellent or partial response to treatment, 12% stopped because of documented oxybutynin-related side effects within 4 weeks.

CONCLUSION:

Oxybutynin seems promising in the management of hot flashes with tolerable side effects in the majority of refractory patients. A placebo-controlled, randomized study is being developed to look more closely at the effectiveness of oxybutynin in reducing hot flashes.

http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22377187

2012 May

Effective and clinically meaningful non-hormonal hot flash therapies.

Although many non-hormonal compounds have shown statistically significant benefit over placebo in hot flash randomized controlled trials (RCTs), these studies have varied considerably in basic methodology making it challenging to deduce which compounds have the greatest potential to provide clinically meaningful benefit. This review used evidence-based methodology closely mirroring the FDA and EMEA guidelines as a template to identify "well-designed" RCTs from which effective and clinically meaningful non-hormonal hot flash therapies could be identified. In addition, pertinent safety information was reviewed. Out of 3548 MEDLINE citations and abstracts, 51 well-designed hot flash RCTs were identified. From these trials, gabapentin, oxybutynin ER, desvenlafaxine, soy-derived isoflavones and black cohosh each showed a clinically meaningful treatment effect in at least 1 RCT. Among these 5 compounds, only gabapentin demonstrated consistent and statistically significant benefit over placebo in all of its well-designed RCTs. Desvenlafaxine, soy-derived isoflavones, and black cohosh demonstrated statistically significant benefit over placebo in 75%, 21%, and 17% of the well-designed RCTs for each compound, respectively. There was only 1 well-designed RCT using oxybutynin ER, which showed it to have a robust and clinically meaningful benefit. In terms of safety, there have been cardiovascular risks associated with desvenlafaxine use in postmenopausal women with hot flashes. The use of anticonvulsants, in general, has been associated with an absolute 0.21% increase in suicidal thoughts and behavior. Further research is needed with several of these nonhormonal compounds to replicate these findings and to also directly compare their efficacy and tolerability with those of hormone replacement therapy.

10 mai 2015

À propos de la mélatonine chez l'enfant

Voici deux textes intéressants à propos de l'utilisation de la mélatonine chez l'enfant.

https://www.adelaide.edu.au/news/news76502.html

Warning on use of drug for children's sleep

Wednesday, 25 February 2015
Sleep researchers at the University of Adelaide are warning doctors and parents not to provide the drug melatonin to children to help control their sleep problems.

In a paper published in the Journal of Paediatrics and Child HealthProfessor David Kennaway, Head of the Circadian Physiology Laboratory at the University of Adelaide's Robinson Research Institute, warns that providing melatonin supplements to children may result in serious side effects when the children are older.

"Melatonin is registered in Australia as a treatment for primary insomnia only for people aged 55 years and over, but it's easily prescribed as an 'off label' treatment for sleep disorders for children."

Professor Kennaway says there is extensive evidence from laboratory studies that melatonin causes changes in multiple physiological systems, including cardiovascular, immune and metabolic systems, as well as reproduction in animals.

"Melatonin is also a registered veterinary drug which is used for changing the seasonal patterns of sheep and goats, so they are more productive for industry. If doctors told parents that information before prescribing the drug to their children, I'm sure most would think twice about giving it to their child," Professor Kennaway says.

"The word 'safe' is used very freely and loosely with this drug, but there have been no rigorous, long-term safety studies of the use of melatonin to treat sleep disorders in children and adolescents.

"Considering the small advances melatonin provides to the timing of sleep, and considering what we know about how melatonin works in the body, it is not worth the risk to child and adolescent safety," he says.

http://www.theglobeandmail.com/life/health-and-fitness/if-i-send-my-kid-to-bed-with-melatonin-will-it-hurt-him/article13100349/
(Globe and mail, juillet 2013)
Doctors are warning parents about the risks of giving their children melatonin supplements – an increasingly popular solution to achieve a desired bedtime – as the supplement is not regulated and the effects on a child’s development are largely unknown.
“The long-term safety data is simply not there,” says Dr. Mark Feldman, director of community pediatrics at the University of Toronto.
While sleep disorders in children are a common problem, summer brings its own challenges with longer daylight hours, changes in routine and often a relaxation of rules – all of which can make it harder to get the kids into bed and sleeping soundly.
Approximately one in four parents complain to their family doctor that their child has trouble sleeping, according to Dr. Shelly Weiss, a neurologist at the Hospital for Sick Children in Toronto.
Pediatricians say they have seen a sharp increase in recent years of parents giving melatonin supplements to their kids to make bedtime easier.
Melatonin is naturally produced by the body in the pineal gland, which releases the hormone in response to several factors, including the amount of light and both physical and mental activity.
“It sort of tricks our own biological clock into thinking that it’s nighttime a little earlier,” Feldman says.
Health Canada classifies melatonin as a natural health product and stresses that it should only be used to treat sleep disorders in adults.
“We wouldn’t recommend it for the average healthy kid,” says Feldman, one of the authors of the report.
It is unclear whether there is a long-term downside to children taking melatonin, because widespread use of the supplement by children is a relatively recent issue. In a report released last summer, the Canadian Paediatric Society emphasized that no long-term studies have been done on its safety or effectiveness.
But other experts disagree, arguing melatonin use is safe. Dr. James Jan, a neurologist who has been studying the impact of melatonin on children for the past 32 years, says he has not seen any long-term side-effects.
“There is no risk in large doses, because once the body is flooded with melatonin, what’s not needed is washed out,” Jan says.
But because melatonin is a hormone, Weiss says, it could delay a child’s development during puberty.
“You’re giving a natural hormone in an unnatural amount,” Weiss says.
There’s also the risk that a child will come to rely on the melatonin supplements to fall asleep.
“It’s a psychological risk – you’re using a pill instead of using good sleep hygiene,” Weiss says, noting that you’re teaching the child that healthy sleep depends on a pill.
Melatonin should not be ruled out entirely. It can effectively be used to combat jet lag, or in more serious cases of children with neurological or behavioural disorders.
At the end of the day, pediatricians say parents need to think twice before reaching for the pills and work with their doctor to get to the bottom of their child’s sleeping problems.
“The most important thing is to talk to their physician about the cause of their insomnia,” Weiss says.
SUMMER SLEEPING TIPS
- Establish a regular time to wake up and go to bed, and stick to it – even on weekends. “If you go to bed at different times, it’s harder to fall asleep.”
- Remove all electronics from a child’s room. No TV, no computer, no cellphone. “They’re just so distracting,” Dr. Feldman says.
- Make sure your child gets regular exercise.

26 avril 2015

Nouvelles recommandations pour l'Imovane

Débuter à 3.75mg.
Maximun 5mg chez les personnes âgées.
Attendre 12heures pour conduire voiture.
Boire un verre de jus d'orange le lendemain si mauvais goût dans la bouche.
Ré-investiguer causes insomnie: dépression, anxiété, douleur, apnée du sommeil, syndrome des jambes sans repos.

(Tiré de Pharmacist's Letter, février 2015)